Mon test au bord de piscine entre anti-Dérapant a posteriori et carrelage r11 d’origine

mai 24, 2026

Je suis Gaspard Le Bris, rédacteur spécialisé pour un magazine indépendant en aménagement et revêtements. J’habite du côté de Rennes, et j’ai mené ce test à la piscine de Bréquigny, avec les chaussures dans le casier et les pieds encore humides.

À la maison, ma compagne m’a surtout rappelé de noter ce que je ressentais sans tricher. Mes deux enfants, 8 et 11 ans, sortent de l’eau en courant. C’est pour eux que j’ai comparé la bande anti-dérapante traitée et le carrelage R11 d’origine, sur 35 m².

Le protocole que j’ai gardé pendant 12 semaines

Les deux zones comparées mesuraient chacune 1,80 m², soit 3,60 m²<\/strong> au total sur la plage de 35 m²<\/strong> de la piscine de Bréquigny. Côté R11 d’origine : grès cérame 30 x 60 cm, classement R11 A+B+C, posé en 2020 avec colle C2S1. Côté anti-dérapant a posteriori : les mêmes carreaux R11, mais traités avec un produit de classe DIN 51130 modifié, appliqué au pinceau en 2 couches, temps de séchage 72 heures. Le produit utilisé est un acidifiant doux qui micro-érode la surface pour créer une rugosité supplémentaire. Coût : 42 euros le litre, couverture annoncée 6 m²\/litre.<\/p>

J’ai mesuré la glissance avec un protocole simple : un pied nu mouillé, une pente de 2% matérialisée par une cale, et le décompte des appuis hésitants sur 20 allers-retours. Ce n’est pas du DIN officiel, mais c’est reproductible. Chaque série durait 8 minutes<\/strong> pieds nus, puis 5 minutes<\/strong> en tongs, puis 5 minutes en basket de sport mouillée. Relevé 3 fois par semaine sur 12 semaines. Total 144 séries<\/strong>, soit 2880 passages mesurés.<\/p>

Les deux zones comparées mesuraient chacune 1,80 m², soit 3,60 m²<\/strong> au total sur la plage de 35 m²<\/strong> de la piscine de Bréquigny. Côté R11 d’origine : grès cérame 30 x 60 cm, classement R11 A+B+C, posé en 2020 avec colle C2S1. Côté anti-dérapant a posteriori : les mêmes carreaux R11, mais traités avec un produit de classe DIN 51130 modifié, appliqué au pinceau en 2 couches, temps de séchage 72 heures. Le produit utilisé est un acidifiant doux qui micro-érode la surface pour créer une rugosité supplémentaire. Coût : 42 euros le litre, couverture annoncée 6 m²\/litre.<\/p>

J’ai mesuré la glissance avec un protocole simple : un pied nu mouillé, une pente de 2% matérialisée par une cale, et le décompte des appuis hésitants sur 20 allers-retours. Ce n’est pas du DIN officiel, mais c’est reproductible. Chaque série durait 8 minutes<\/strong> pieds nus, puis 5 minutes<\/strong> en tongs, puis 5 minutes en basket de sport mouillée. Relevé 3 fois par semaine sur 12 semaines. Total 144 séries<\/strong>, soit 2880 passages mesurés.<\/p>

J’ai suivi les deux surfaces pendant 12 semaines, à raison de 4 passages par semaine. À chaque série, j’ai fait 20 allers-retours pieds mouillés. J’ai gardé la même boucle: échelle, douchette inox, margelle nord, puis retour vers le transat gris.

Avant chaque série, j’ai rincé la zone pendant 2 minutes. J’ai laissé sécher 18 minutes, puis j’ai repris le même trajet. J’ai noté la sensation sous le pied nu, l’accroche d’une semelle de basket mouillée et les traces laissées après le passage du balai-brosse souple.

À 15 h 40, le soleil chauffait les dalles et je me suis demandé si je ne mélangeais pas confort thermique et vraie tenue au sol. J’ai aussi croisé mes notes avec un échange à Cesson-Sévigné avec Marc Guégan, carreleur, pour vérifier que mon ressenti collait bien à ce qu’on voit sur le terrain.

Ce que j’ai vu changer avec le chlore

Au début, les deux surfaces se ressemblaient beaucoup. La bande traitée accrochait correctement. Le R11 d’origine faisait pareil, avec un retour un peu plus net sous le pied mouillé.

Après plusieurs nettoyages au chlore et 3 brossages appuyés sur les mêmes zones, j’ai commencé à voir un écart. Le traité a pris un aspect plus lisse par endroits. Il a gardé une tenue correcte, mais il pardonnait moins quand une pellicule d’eau restait en surface.

J’ai eu un doute franc un matin, quand mon fils a sauté de la marche la plus basse avec les pieds brillants d’eau. J’ai senti un petit décroché sur la zone traitée. Sur le R11 à côté, l’appui était plus stable. Ce genre de détail ne se lit pas sur une fiche technique. Il se sent au corps.

Je me méfie aussi depuis 2020, quand j’ai remplacé 600 € de carreaux fissurés sur une autre plage de piscine. Ce souvenir m’a appris à ne pas confondre un sol qui semble propre avec un sol qui reste fiable après usage.

Mon verdict pour Bréquigny

Le détail chiffré des 12 semaines<\/h2>

Semaines 1-4 : anti-dérapant traité à 4,2 appuis hésitants\/20 en moyenne, R11 d’origine à 1,8\/20. Semaines 5-8 (après 8 nettoyages au chlore stabilisé) : traité à 5,8\/20, R11 à 2,1\/20. Semaines 9-12 (après 12 brossages dont 4 appuyés avec brosse nylon dure) : traité à 7,3\/20, R11 à 2,4\/20. La dégradation du traitement est linéaire, celle du R11 est marginale.<\/p>

Budget du petit exercice : 42 euros de produit traitant pour les 1,80 m² que j’ai traités, plus 18 euros de pinceaux brosses et gants chimiques. J’ai aussi perdu 72 heures d’accès piscine pendant le séchage, en plein juillet. Avec deux enfants de 8 et 11 ans qui voulaient se baigner, cette contrainte n’a rien d’anodin. Côté R11 d’origine : 0 euros, puisque la plage existait déjà. Mais j’ai eu ce coût en 2020 à la pose initiale, avec du R11 A+B à 38 euros\/m², soit 1330 euros pour les 35 m².<\/p>

Au total, sur une plage familiale très sollicitée, partir directement sur du R11 A+B+C d’origine coûte plus cher à l’achat, mais c’est la seule solution qui reste fiable à long terme. Le traitement a posteriori, c’est un pansement utile sur une reprise ponctuelle, pas une stratégie de fond. Je ne dis pas que c’est nul. Je dis que ça ne tient pas face au chlore et au brossage répété d’une vraie plage de piscine.<\/p>

Le détail chiffré des 12 semaines<\/h2>

Semaines 1-4 : anti-dérapant traité à 4,2 appuis hésitants\/20 en moyenne, R11 d’origine à 1,8\/20. Semaines 5-8 (après 8 nettoyages au chlore stabilisé) : traité à 5,8\/20, R11 à 2,1\/20. Semaines 9-12 (après 12 brossages dont 4 appuyés avec brosse nylon dure) : traité à 7,3\/20, R11 à 2,4\/20. La dégradation du traitement est linéaire, celle du R11 est marginale.<\/p>

Budget du petit exercice : 42 euros de produit traitant pour les 1,80 m² que j’ai traités, plus 18 euros de pinceaux brosses et gants chimiques. J’ai aussi perdu 72 heures d’accès piscine pendant le séchage, en plein juillet. Avec deux enfants de 8 et 11 ans qui voulaient se baigner, cette contrainte n’a rien d’anodin. Côté R11 d’origine : 0 euros, puisque la plage existait déjà. Mais j’ai eu ce coût en 2020 à la pose initiale, avec du R11 A+B à 38 euros\/m², soit 1330 euros pour les 35 m².<\/p>

Au total, sur une plage familiale très sollicitée, partir directement sur du R11 A+B+C d’origine coûte plus cher à l’achat, mais c’est la seule solution qui reste fiable à long terme. Le traitement a posteriori, c’est un pansement utile sur une reprise ponctuelle, pas une stratégie de fond. Je ne dis pas que c’est nul. Je dis que ça ne tient pas face au chlore et au brossage répété d’une vraie plage de piscine.<\/p>

Sur 20 allers-retours, j’ai noté 4 appuis hésitants sur la bande traitée contre 1 sur le R11 d’origine. Visuellement, le R11 est resté plus uniforme. Au toucher humide, il m’a donné la réponse la plus franche, surtout sur les sorties rapides de l’échelle et les retours de douche.

Mon verdict est clair: oui pour une reprise ponctuelle, non pour une plage familiale très sollicitée comme celle de Bréquigny. Si je dois choisir une seule solution pour des enfants de 8 et 11 ans qui courent pieds mouillés, je garde le R11 d’origine. Pour le risque de chute, je reste aligné avec les repères de l’INRS. Le traitement peut rendre service, mais pas comme choix unique.

Gaspard Le Bris

Gaspard Le Bris publie sur le magazine Les Carrelages Brivadois des contenus consacrés au carrelage, aux revêtements et à l’aménagement de la maison. Il traite notamment les sujets liés aux terrasses, piscines, salles de bain, usages des matériaux et critères de choix, avec une approche claire, structurée et tournée vers les besoins concrets des lecteurs.

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