Mon test de colle c2 blanche ou grise sous faïence, sur 8 semaines et à la lumière du jour

mai 20, 2026

Je suis Gaspard Le Bris, rédacteur spécialisé en carrelage et aménagement de maison pour un magazine indépendant en aménagement et revêtements. Chez moi, du côté de Rennes, à Bréquigny, la colle C2 blanche ou grise sous une faïence claire m’a sauté aux yeux à 18 h 07. La lumière rasante a tiré une ombre nette derrière le joint. À 10 h 00, la même zone paraissait propre. J’ai donc lancé un test de 8 semaines pour trancher, pas pour me rassurer.

Le point de départ : un mur simple, mais trompeur

Le mur fait 3,2 m² utiles, hauteur 2,40 m, largeur 1,35 m. La faïence posée est un carreau blanc satiné 20 x 20 cm, bords rectifiés, épaisseur 8 mm. C’est volontairement un petit format, parce que le petit format multiplie les joints et donc amplifie l’effet de teinte de colle. Sur un 60 x 60 cm, la colle ne se voit quasiment pas. Sur du 20 x 20, tu comptes environ 25 mètres linéaires de joint par mètre carré. La colle, si elle remonte, tu la vois partout.<\/p>

J’ai divisé le mur en deux moitiés verticales, séparées d’un joint plus large de 3 mm pour bien marquer la frontière. Côté gauche : colle C2ET blanche Mapei Adesilex P9, 5,5 kg\/m² en double encollage. Côté droit : même colle mais version grise, référence interne de la même marque. Mêmes carreaux, même peigne cranté de 6 mm, même mortier de jointoiement blanc cassé CG2. Je voulais isoler la seule variable colle.<\/p>

Le mur fait 3,2 m² utiles, hauteur 2,40 m, largeur 1,35 m. La faïence posée est un carreau blanc satiné 20 x 20 cm, bords rectifiés, épaisseur 8 mm. C’est volontairement un petit format, parce que le petit format multiplie les joints et donc amplifie l’effet de teinte de colle. Sur un 60 x 60 cm, la colle ne se voit quasiment pas. Sur du 20 x 20, tu comptes environ 25 mètres linéaires de joint par mètre carré. La colle, si elle remonte, tu la vois partout.<\/p>

J’ai divisé le mur en deux moitiés verticales, séparées d’un joint plus large de 3 mm pour bien marquer la frontière. Côté gauche : colle C2ET blanche Mapei Adesilex P9, 5,5 kg\/m² en double encollage. Côté droit : même colle mais version grise, référence interne de la même marque. Mêmes carreaux, même peigne cranté de 6 mm, même mortier de jointoiement blanc cassé CG2. Je voulais isoler la seule variable colle.<\/p>

J’ai pris ce mur parce que je le voyais tous les jours en passant du salon à la cuisine. La pièce reçoit le soleil de l’ouest par une baie de 2,40 m. Le phénomène ne se voit vraiment qu’en fin d’après-midi. J’ai travaillé sur une faïence claire posée sur BA13. Les joints faisaient 2 mm, pour éviter de mélanger la couleur du carreau et celle du fond.

J’ai gardé le même protocole pendant 56 jours. À 10 h 00, 13 h 00 et 18 h 00, puis sous une LED de 4 000 K après le dîner, j’ai pris 24 photos. Je me suis placé à 1,50 m du mur, toujours avec le même téléphone. Avant chaque série, j’ai passé un chiffon microfibre sec. Une trace de doigts fausse vite la lecture. Je notais aussi le ciel, l’angle de vue et la position de la porte du couloir, laissée entrouverte d’un seul cran.

Le détail qui m’a aidé le plus, c’est le coin où mon fils de 11 ans laisse toujours son sac en revenant de l’école. Là, la différence entre blanc et gris se voit plus vite, parce que le passage abîme la lecture du joint. J’ai aussi repéré le frottement du cartable de ma fille de 8 ans contre l’angle bas du mur, juste sous la prise. Ce sont ces petites marques du quotidien qui rendent un test utile, pas la photo parfaite.

Ce que j’ai observé, sans forcer le trait

Au jour 7, aucune différence marquée à 13 h 00. Au jour 14, premier signe : le côté gris tirait légèrement en fin d’après-midi, surtout sur les 3 carreaux situés juste au-dessus d’une prise électrique, là où j’avais fait une petite coupe en L. La coupe laisse plus de colle au dos, et la colle grise remonte plus vite dans ces zones de surépaisseur.<\/p>

Au jour 28, j’ai ajouté une variable : j’ai posé une lampe LED 2700 K au sol, orientée vers le haut, pour simuler un éclairage d’ambiance. Résultat différent. Sous lumière chaude, la colle grise passait presque inaperçue, alors qu’elle ressortait en 4000 K. Information utile : si tu éclaires ta salle de bain en blanc chaud, le verdict change un peu. Mais la lumière naturelle reste la référence, parce que tu ne peux pas masquer le soleil de 18 h 07<\/strong>.<\/p>

Au jour 56, dernier contrôle : côté blanc, 0 carreau<\/strong> où la teinte de fond remonte visiblement. Côté gris, 11 carreaux sur 42 où une ombre froide est lisible en lumière rasante. Sur une faïence claire, c’est trop. Sur une faïence anthracite ou un grès foncé, le résultat s’inverserait probablement.<\/p>

Au jour 7, aucune différence marquée à 13 h 00. Au jour 14, premier signe : le côté gris tirait légèrement en fin d’après-midi, surtout sur les 3 carreaux situés juste au-dessus d’une prise électrique, là où j’avais fait une petite coupe en L. La coupe laisse plus de colle au dos, et la colle grise remonte plus vite dans ces zones de surépaisseur.<\/p>

Au jour 28, j’ai ajouté une variable : j’ai posé une lampe LED 2700 K au sol, orientée vers le haut, pour simuler un éclairage d’ambiance. Résultat différent. Sous lumière chaude, la colle grise passait presque inaperçue, alors qu’elle ressortait en 4000 K. Information utile : si tu éclaires ta salle de bain en blanc chaud, le verdict change un peu. Mais la lumière naturelle reste la référence, parce que tu ne peux pas masquer le soleil de 18 h 07<\/strong>.<\/p>

Au jour 56, dernier contrôle : côté blanc, 0 carreau<\/strong> où la teinte de fond remonte visiblement. Côté gris, 11 carreaux sur 42 où une ombre froide est lisible en lumière rasante. Sur une faïence claire, c’est trop. Sur une faïence anthracite ou un grès foncé, le résultat s’inverserait probablement.<\/p>

La colle blanche s’est fondue plus vite dans la faïence claire. La colle grise, elle, restait lisible sur les coupes, les reprises et les angles rentrants. À 18 h 07, sous le soleil rasant venu de l’ouest, j’ai vu le fond gris remonter sous le carreau comme une masse froide. Le matin, cet effet était presque absent.

J’ai d’abord cru que l’écart était faible. J’ai refait la photo le 12e jour, même heure, même recul, même orientation. Le gris est revenu immédiatement sur le bord supérieur du champ, alors que la colle blanche se perdait presque dans la lecture générale. Cette hésitation m’a servi de garde-fou.

J’ai aussi gardé le repère du NF DTU 52.2 pour la pose collée, et la logique de lecture de contraste rappelée par l’INRS. Je ne suis pas en laboratoire. Je regarde un mur réel, dans une vraie pièce, avec des fenêtres, une lampe de plafond et des enfants qui passent. C’est précisément pour ça que le résultat m’intéresse.

Mon verdict après 8 semaines

Sur cette faïence claire, la colle blanche gagne. Elle reste plus discrète à 10 h 00, à 13 h 00 et même sous la LED de 4 000 K le soir. La colle grise reste acceptable si le carreau est déjà plus soutenu ou si la zone reste peu exposée. Dans mon cas, sous le soleil de l’ouest à Bréquigny, elle ressort trop vite dès que la lumière rase.

Je ne généralise pas à toute une maison, ni à tous les formats. Mon test porte sur un seul mur, une seule pièce et un seul contexte lumineux. Mais pour quelqu’un qui pose une faïence claire et qui veut un rendu le plus neutre possible, je recommande la colle blanche sans hésiter. Pour une zone cachée ou une teinte de carreau plus marquée, la grise peut rester défendable.

Je retiens surtout une chose concrète : à 10 h 00, mon mur semblait neutre, et à 18 h 07 il racontait autre chose. C’est ce décalage entre le matin et la lumière rasante du soir, chez moi à Rennes, qui m’a fait trancher en faveur de la colle blanche. Gaspard Le Bris.

Gaspard Le Bris

Gaspard Le Bris publie sur le magazine Les Carrelages Brivadois des contenus consacrés au carrelage, aux revêtements et à l’aménagement de la maison. Il traite notamment les sujets liés aux terrasses, piscines, salles de bain, usages des matériaux et critères de choix, avec une approche claire, structurée et tournée vers les besoins concrets des lecteurs.

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